Les sociétés franco-américaines

Les sociétés franco-américaines : différences culturelles dans le management

À l’heure de la mondialisation, il n’y a pas que l’océan Atlantique qui sépare les Français et les Américains. Leur façon de travailler est également fondamentalement différente, ce qui peut parfois poser problème lorsque l’on travaille dans une société franco-américaine.

Les collaborations franco-américaines existent depuis des siècles, mais c’est vraiment depuis 30 ans que la mondialisation, le financement des sociétés, la pression des actionnaires ont fortement développé les joint-ventures alliant France et États unis. Il est donc relativement courant de devoir travailler avec des collègues étrangers, ce qui signifie s’adapter à une autre culture managériale et faire fi des différences culturelles.

La première différence majeure au niveau de la façon de travailler est probablement le nombre d’heures travaillées. Les Français sont considérés comme des privilégiés, voire parfois des fainéants à cause des 35 heures, alors qu’il n’est pas rare pour les Américains de travailler 45 heures par semaine, en cumulant parfois plusieurs emplois. De même,  les Français ont droit à cinq semaines de congés payés, contre deux pour les Américains.

Les Français sont également bien mieux protégés par le droit du travail que les Américains, notamment avec un contrat à durée indéterminée. L’employé est protégé du licenciement qui ne peut avoir lieu que dans des circonstances très précises, tandis que les Américains peuvent être remerciés à n’importe quel moment, sans raison particulière. Il est donc commun qu’ils passent beaucoup de temps sur leur lieu de travail, qu’ils soient flexibles pour montrer leur implication.

Il est ainsi plus difficile de garder un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée aux États-Unis. Un des problèmes culturels récurrents touche d’ailleurs ce sujet : il est parfois difficile dans les sociétés franco-américaines de s’entendre sur l’investissement de temps nécessaire à la bonne performance de son travail, et l’on peut être jugé négativement si l’on ne passe pas assez de temps sur son lieu de travail.

La mentalité américaine, axée en général sur les résultats, est aussi plus proactive. Toute action a un objectif, une réunion doit aboutir à une décision. Les réunions à la française sont souvent considérées comme une suite de palabres où chacun aime exposer son avis pour se mettre en valeur plutôt que pour faire avancer le projet en question.

En fonction de la culture de ses collègues, il faut donc savoir être patient et curieux de découvrir une nouvelle façon de travailler ou avoir assez de charisme et de pouvoir dans son entreprise franco-américaine pour asseoir la sienne !